Jean et Béatrice – Carole FRÉCHETTE

MISE EN SCÈNE ET JEU : Louise GAILLARD et Julien Orain

TEXTE : Carole FRÉCHETTE

… EN COURS DE CRÉATION …

LA PIÈCE

Dans son appartement au trente-troisième étage d’une tour, Béatrice attend l’homme qui la délivrera de sa solitude. Elle fait passer une annonce promettant une récompense substantielle à l’homme qui saura l’intéresser, l’émouvoir et la séduire. Jean, un chasseur de primes expérimenté, se soumet aux trois épreuves par appât du gain. Mais Béatrice hausse les enchères : il s’agit en fait d’inventer l’amour. L’appartement se transforme en piège, la rencontre devient un duel. Tour à tour, jean et Béatrice mettent en scène les gestes de l’intimité, miment les échanges de confidences, les disputes et les réconciliations, le partage du quotidien et l’usure du temps. Chaque tentative est une sorte de théâtre-vérité. Suffirait-il de croire à l’amour pour le faire exister ?

Notre désir de mettre en scène Jean et Béatrice, de Carole FRÉCHETTE, est avant tout suscité par le pouvoir du texte à transformer un « conte de fée » (une princesse cherchant son prince en haut de sa tour de trente-trois étages), en cauchemar (« je meurs noyé dans tes mots, dans tes idées, dans tes mensonges »).

   

NOTE D’INTENTION

Souvent abordée dans les duos de théâtre, la thématique du couple nous a paru traitée dans son ensemble dans l’écriture de Carole FRÉCHETTE. Le langage est cru, sans détour et les personnages de Jean et de Béatrice, même s’ils jouent constamment un rôle, sont authentiques, profonds et « vrais ». Jean et Béatrice est pour nous un matériau de travail passionnant. Cette pièce permet de jouer constamment avec la frontière entre la vérité et le mensonge, la folie et la « normalité », l’amour et la haine, la domination et la soumission. La mise en scène se construira sur ces ambiguïtés.Dans la société actuelle, être en couple est devenu un signe de réussite et le célibat, à contrario, une tare. Or l’individualisme grandissant ainsi que la solitude sont les maux de notre époque, et être deux ne suffit pas à faire couple. De même, être ensemble n’efface pas la solitude de chacun. Voilà en quoi ce texte nous a particulièrement parlé.

L’ennui répétitif de Béatrice est aussi pour nous, une belle allégorie du théâtre et du spectateur : il faut le captiver pour qu’il ne s’ennuie pas. Pour nous, le challenge envers notre public sera le même que celui de Jean envers Béatrice : l’intéresser, l’émouvoir et le séduire.

Nous avons l’intention de présenter ce spectacle dans les maisons de retraites et établissements pour personnes âgées. Pourquoi les maisons de retraite ? Beaucoup d’établissements spécialisés ont des auditoriums dans leurs locaux et peu de spectacles à proposer. Nous souhaitons y jouer et quand cela sera possible, proposer aux résidents des ateliers de théâtre et / ou des bords plateau.

Avec En Mauvaise Compagnie, nous souhaitons pouvoir présenter nos spectacles aux publics peu habitués au théâtre.